Le kinésiologue, un atout précieux pour faire bouger les enfants.

De nos jours, le rôle du kinésiologue est mieux connu. On sait que celui-ci intervient auprès de diverses populations telles que les aînés, les athlètes, les femmes en période pré et post natale, les gens souffrants de diverses maladies, etc. Toutefois, saviez-vous qu’il peut également jouer un rôle important pour le développement moteur chez l’enfant ?

Afin de développer une bonne motricité fine (écrire, découper, lancer, etc.), l’enfant doit d’abord avoir un bon contrôle de sa motricité globale (courir, sauter, ramper, etc.). Avec l’avènement des nouvelles technologies, les enfants passent malheureusement de plus en plus de temps devant un écran et négligent le temps passé dehors à grimper, à sauter ou à culbuter. Ainsi, on remarque que plusieurs d’entre eux accusent un retard quant à leur développement moteur. Le kinésiologue peut en partie y remédier en suggérant des activités, des jeux et des exercices qui stimuleront la motricité globale de l’enfant **. Ce dernier aura besoin de répéter plusieurs fois les gestes, afin que son cerveau crée les connexions nécessaires à l’assimilation de la nouvelle tâche. En somme, plus l’enfant pratiquera les activités, les tâches ou les mouvements recommandés et meilleur il deviendra.
Dans les dernières années, j’ai rencontré plusieurs parents en manque d’idées pour faire bouger leurs enfants. Mis à part l’offre diversifiée de cours et de sports organisés, plusieurs activités simples peuvent être réalisées à la maison au quotidien.

Voici quelques idées qui se réalisent bien à l’intérieur de la maison :
  • Marcher et courir au moyen de jeux de tag, de courses à relais et de randonnées.
  • Imiter la démarche de divers animaux.
  • Lancer et attraper un ballon ou une balle.
  • Frapper une « balloune » avec la main ou n’importe quel objet qui peut jouer le rôle d’une raquette (petit livre, règle rigide, rouleau de papier d’essuie-tout, etc.).
  • Danser sur une musique entrainante. Peu importe comment, il faut sauter, bouger les bras et les jambes et tortiller le tronc. Bref, on fait la fête !
  • Créer un parcours de motricité dans la maison en utilisant des chaises pour ramper sous celles-ci, des coussins pour marcher dessus en instabilité, une corde à sauter ou du ruban pour marcher en équilibre dessus comme un funambule, une couverture moelleuse pour rouler dessus, un gros livre pour sauter par-dessus, une feuille sur laquelle on a dessiné une empreinte de pied pour se tenir en équilibre, etc.
  • Jouer à « ballons et rebonds », qui consiste à gonfler une dizaine de « ballounes » colorées et à les lancer dans les airs. Le but est de faire en sorte qu’aucune d’entre elles ne touche le sol, pendant que vous chronométrez votre temps record.
  • Franchir une distance dans la maison en faisant une course à la brouette, c’est-à-dire où un enfant tient les chevilles de son partenaire qui doit avancer avec les mains en position de « push-up ».
Avec le retour des beaux jours, voici quelques idées farfelues à réaliser à l’extérieure, en dyade ou en groupe :
  • Franchir une course à obstacles avec un « frère siamois », c’est-à-dire en s’attachant à un second participant, deux par deux, aux chevilles ou aux poignets.
  • Participer à une course de traineaux. Le but pour l’un des joueurs est d’amener son passager, grimpé sur son dos, à la ligne d’arrivée le plus rapidement possible !
  • Jouer au soccer dans un parc en profitant de l’occasion pour sauter et faire quelques beaux et spectaculaires arrêts aux buts.
  • Jouer au hockey dans la cour arrière en utilisant un ballon ou une grosse balle.

En résumé, gardez en tête que les activités proposées doivent être amusantes. Les enfants apprennent en expérimentant et en imitant ce qu’ils voient. Ainsi, chers parents, donnez l’exemple d’un mode de vie actif à vos enfants et pour de plus amples informations contactez un kinésiologue dans votre région. Pour plus d’idées et d’activités pour les enfants, consultez le dossier conçu à cet effet dans le Wixxmag

**À noter que certaines conditions médicales causant un retard de développement moteur nécessiteront un suivi auprès d’autres professionnels de la santé.


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