Des kinésiologues hors du gym

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Ce n’est pas qu’au banc d’exercice que l’on peut apercevoir le kinésiologue à l’œuvre. De plus en plus, la société l’appelle à sortir du gym. Car dehors, il y a la population, ce bassin d’individus qui ne rêvent pas mieux que d’adopter de saines habitudes de vie en bougeant davantage et en mangeant mieux au quotidien. Redorer la santé collective requiert donc un arsenal dont la portée s’étend au-delà du centre de conditionnement physique.

Les environnements favorables

Heureusement, il est possible d’agir sur des conditions ou facteurs qui touchent plusieurs individus à la fois dans leur milieu de vie (école, travail, quartier, etc.). Ces facteurs, on les appelle les environnements. Ce sont des conditions extérieures qui influencent, consciemment ou non, nos choix de tous les jours en matière d’alimentation et d’activité physique.
Pensez un instant à votre quartier. Par exemple, n’avez-vous aucune destination intéressante à proximité vous permettant d’y faire des courses à pied? Vous faut-il prendre la voiture pour aller au dépanneur situé trop loin? Et une fois rendu, avez-vous remarqué qu’il était plus invitant de casser la croûte avec des aliments peu nutritifs? Les environnements, dans ce scénario, n’encouragent pas les choix santé. Votre comportement ne peut qu’en être conséquent.

Prévenir plutôt que guérir

Voilà la bonne nouvelle : maintenir de saines habitudes de vie, c’est loin d’être seulement une question de volonté individuelle. C’est aussi une question d’environnement. Et fort heureusement pour nous, les kinésiologues contribuent de plus en plus à ce mouvement de prévention des maladies et de promotion de la santé en repensant les conditions qui nous entourent.

Des villes saines

Depuis quelques années, plus d’une centaine de kinésiologues de la province travaillent à rendre ces environnements plus favorables à la santé du public québécois. Aux premières loges des changements, nous les retrouvons à collaborer de plus en plus étroitement avec les acteurs de nos villes qui, dans l’exercice de leurs fonctions, disposent de plusieurs leviers pour transformer positivement les environnements et améliorer la santé de leur population.
Ensemble, ils repensent par exemple les rues afin de les rendre plus propices à la marche et au vélo au détriment de l’usage de l’automobile. Entre autres mesures, ils s’affilient à des diététistes et nutritionnistes pour rehausser la qualité des aliments qui sont offerts près des quartiers et en faciliter l’accès aux résidents. Bref, les villes se transforment pour rendre les choix sains plus faciles à faire pour les citoyens.

De l’individuel au collectif

Ainsi, loin des centres d’entraînement auxquels on lui réservait jadis son créneau, le kinésiologue imprègne maintenant l’environnement collectif et infiltre le quotidien du plus grand nombre pour y laisser sa trace de santé.


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