Physi-K : kinésiologie et activité physique en entreprise – Entrevue avec Judith Chalifour

L’équipe de Physi-K, qui offre une variété de services en kinésiologie, a récemment obtenu des contrats d’entreprises ayant obtenu une subvention pour instaurer un projet de prévention et de promotion de l’activité physique en milieu de travail. C’est grâce au rayonnant témoignage de Judith Chalifour que vous en apprendrez davantage sur Physi-K et sur ce projet inspirant.

Bonjour Judith ! D’abord, peux-tu nous parler de Physi-K, de son origine, de sa mission et de ses objectifs ?

En 2012, ce sont Myrianne Courteau et Étienne Lefebvre qui ont parti Physi-K à Trois-Rivières. Ils ont décidé de devenir travailleurs autonomes et de faire de l’entraînement à domicile. Moi j’ai rejoint les associés en 2013. 

Quelques mois plus tard, vu l’important achalandage, on a trouvé un local afin de garder nos clients toute l’année. L’équipe est d’ailleurs flexible sur ce plan-là, elle se déplace aussi en entreprise, au privé ou dans les parcs. Depuis 2018, notre entreprise interdisciplinaire combine kinésiologie et masso-ortho thérapie grâce notre nouvelle associée, Émilie Blanchard.

En tant qu’actionnaires, nous sommes à la fois des gestionnaires et des kinésiologues passionnés. Notre passion, ce n’est pas seulement la performance, mais bien les saines habitudes de vie et tout ce que ça apporte au niveau du stress, de l’anxiété, de la positivité. L’entraînement aide à être positif et à prendre du temps pour soi. Les bienfaits que l’exercice peut apporter sont nombreux : la mobilité, les étirements, la réduction des tensions musculaires.

Enfin, nos objectifs sont d’encadrer nos clients, de les supporter et de les emmener à être mieux physiquement et mentalement de différentes façons. 

Récemment, vous avez instauré un projet-pilote chez AGT Robotics grâce à la subvention PAFEMAP du gouvernement. Pourrais-tu nous expliquer le tout ?

À la suite de l’annonce des subventions du gouvernement en juillet l’année passée, nous avons postulé, puis nous avons appris en février qu’AGT Robotics avait reçu toutes les subventions demandées. Alors nous avons commencé par l’évaluation des risques de blessure au niveau lombaire et scapulaire. 

Puis, nous sommes entrés dans la phase d’intervention en kinésiologie, dans laquelle nous offrons des blocs de 3 à 4 heures en entreprise. Pour chaque employé, on fait l’intervention kinésiologique selon le besoin. Ça peut être pour aider à gérer une douleur, donner des recommandations ou proposer des exercices. 

En complément, nous donnons des conférences sur les saines habitudes de vie, sur la motivation à l’entraînement et sur la bonne combinaison de facteurs santé. 

Comment avez-vous connu le programme de subvention et comment vous en êtes-vous servi pour le projet ?

C’est vraiment grâce à la FKQ, la Fédération des kinésiologues du Québec, que Physi-K a pris connaissance de la subvention. Avec notre partenaire, ASQ consultants, nous avions déjà discuté des avantages d’intégrer l’activité physique en entreprise. 

Souvent, il y avait des contraintes de temps et d’argent de la part de l’entreprise parce que personne n’avait fait ça avant. Mais on a profité du timing et des subventions, une excuse de moins !

Auriez-vous des conseils pour d’autres kinésiologues qui voudraient offrir des services comme ceux-là aux entreprises ? 

Selon l’expérience, c’est des entreprises bien établies, existantes depuis au moins 5 ans. Des employeurs qui comprennent déjà les avantages d’être actifs, qui bougent eux aussi, ça l’aide. Ça ne veut pas dire que c’est juste les grosses entreprises. Les PME de 10 à 50 employés, je pense qu’on les oublie. Elles veulent mettre en place des projets dans leur entreprise, donc ça vaut la peine d’aller les voir.

C’est sûr que d’avoir des partenaires, avec le peu de temps alloué, aide à cibler des entreprises et à avoir des contacts. 

Avis aux kinésiologues et aux entreprises : des subventions pour vous soutenir dans le déploiement de projets en entreprises sont toujours disponibles en ligne !

 


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17 mars 2020

Catégories :

Activités physiques Prévention