Activité physique et performances académiques

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Les jeunes physiquement actifs performent mieux à l’école que leurs confrères plus sédentaires.
Vos enfants ont un surplus d’énergie qu’ils dépensent sur vos nerfs? Ils ont une faible estime d’eux-mêmes ou un manque de motivation qui affecte leurs performances scolaires? Le remède : un mode de vie actif.

En plus d’améliorer la santé globale, l’activité physique permet aux enfants de rencontrer de nouveaux amis, de développer leurs habiletés motrices et de faire une multitude d’apprentissages : esprit sportif, gérer des conflits, travail d’équipe, etc. De même, la pratique régulière d’exercice amènerait une amélioration de la concentration, de la mémoire, de l’humeur, de la confiance en soi et de la qualité du sommeil. Ce sont tous ces éléments mis ensemble qui font en sorte qu’une enfance physiquement active s’accompagne généralement de meilleurs résultats scolaires. Pour connaître la quantité d’activité physique recommandée pour les enfants, veuillez consulter le site web de la Société canadienne de physiologie de l’exercice (http://www.csep.ca).

L’éducation physique au Québec

L’éducation physique a commencé à prendre de l’ampleur dans les écoles vers la fin des années 50. Déjà, les professeurs croyaient que l’activité physique favoriserait le développement intellectuel. De nos jours, on sait qu’une augmentation du temps alloué à l’éducation physique a un effet favorable ou neutre sur les performances scolaires, et ce, même avec une diminution du temps consacré aux autres matières. Malgré tout, le débat sur la quantité d’activité physique qui devrait être obligatoire à l’école est toujours ouvert. D’un côté, entre 2003 et 2005, le gouvernement a augmenté le nombre total d’heures de cours permettant ainsi d’augmenter l’éducation physique. D’un autre côté, plusieurs fédérations et organismes d’intérêt estiment que la pratique d’activité physique à l’école est insuffisante. Ces organismes recommandent un minimum de 150 minutes hebdomadaires d’éducation physique.

Recommandations actuellement données aux écoles québécoises par le Ministère de l’Éducation du Loisirs et du Sport (MELS) :

  • Élémentaire : 120 minutes par semaine
  • Secondaire : 50 heures par année

Des exemples concrets

Dans les Laurentides, l’École secondaire de l’Amitié a instauré un programme de football qui a porté ses fruits. En 2009, les élèves de ce programme ont obtenu un taux de diplomation d’environ 15 % supérieur à la moyenne provinciale. Le taux d’absentéisme était de moins de 1% dans cette école. Par ailleurs, des études viennent également appuyer les bénéfices académiques de la pratique sportive à l’école. Les trois avantages principaux dénotés dans les études sont une plus grande motivation, un plus grand sentiment d’appartenance à l’école ainsi que la prévention du décrochage scolaire.

Située à Montréal-Nord, l’école primaire Pierre-de-Coubertin offre 3 heures d’éducation physique par semaine à ses élèves. Ceux-ci se classent parmi les meilleurs écoliers de la Commission scolaire de Montréal quant aux performances académiques, sans compter le très faible taux d’absentéisme.

En conclusion

Les enfants et les adolescents devraient être actifs tous les jours. Un tel mode de vie leur permettra d’améliorer leur rendement à l’école par des effets positifs entre autres au niveau de la santé, de la motivation à l’école et de la réduction du risque d’obésité. Un bon moyen pour arriver à faire bouger les jeunes davantage serait bien sûr d’augmenter le temps dédié à l’éducation physique dans nos écoles et de rendre plus accessibles les activités parascolaires.

Pour plus de renseignements et des conseils pour savoir comment faire bouger les jeunes, visitez http://www.participaction.com/

Références

  1. Edwards JU et al. Relationship of nutrition and physical activity behaviors and fitness measures to academic performance for sixth graders in a midwest city school district. J Sch Health. 81(2):65-73, 2011.
  2. Chiasson, L. et Aubé, P. Habitudes de vie et rendement scolaire, 2008.
  3. Hollar D et al. Effect of a two-year obesity prevention intervention on percentile changes in body mass index and academic performance in low-income elementary school children. Am J Public Health.100(4):646-53, 2010.
  4. Sigfúsdóttir ID et al. Health behaviour and academic achievement in Icelandic school children. Health Educ Res. 22(1):70-80, 2007.
  5. Desjardins, L. La contribution des saines habitudes de vie à la réussite et à la persévérance scolaires. Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière, novembre 2011.
  6. Van Dusen DP, Kelder SH, Kohl HW 3rd, Ranjit N, Perry CL. Associations of physical fitness and academic performance among schoolchildren. J Sch Health. 81(12):733-40, 2011.
  7. L’activité physique, le sport et les jeunes : Avis du Comité scientifique de Kino-Québec. Gouvernement du Québec, Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 2011.
  8. Archives de Radio-Canada. L’éducation physique.
  9. Éducation physique et santé Canada (EPS Canada).
  10. Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire*Loi sur l’instruction publique (L.R.Q., c. I-13.3, a. 447), mise à jour 1 er mai 2012.
  11. Chevalier, R. L’éducation physique, la santé et la réussite scolaire des jeunes! (publié le 30 avril 2012)
  12. La réussite et la persévérance scolaires par le sport étudiant. Savoir. Juin 2010, volume 15, numéro 4. P. 17
  13. Télé-Québec. Zone video. (page consultée en 2012).

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